Histoire de ma vie – Lao She

J’ai bien peur de ne pas pouvoir beaucoup vous parler de ce livre…

A propos de l’auteur, source :

Issu d’une famille d’origine mandchoue, il évoque dans ses romans le cadre urbain des hutongs de Pékin où s’interpénétraient les cultures mandchoue, han et musulmane. Ses récits tracent un portrait de cellules familiales sous l’occupation japonaise ou pendant les dernières heures du régime impérial mandchou.

 Histoire de ma vie, extrait de Gens de Pékin, Gallimard 1982-2001. Traduit du chinois par Paul Bady, Li Tche-houa, François Moreux, Alain Peyraube et Martine Vallette-Hémery.

 

Alors voilà, je m’attendais vraiment à un beau échantillon de vie des années 30 . Je ne peux pas dire que le livre ne tient pas cette promesse. On voit nettement la middle class, les premiers soulèvements militaires, les visions de l’honneur et du travail de cette société…

Mais… Mais…

On a un goût d’inachevé, de pas entier. Ca n’est pas évident de voir tout ça, cet aspect sociétal, enfin, je veux dire, dans Les Amants papillons (voir article ici) on a un beau panel de personnages, de cultures, c’est très romancé, certes, pourtant on saisi bien tout… Et là, bah il faut étudier, réfléchir au livre pour les analyser et les comprendre. C’est assez désagréable.

Le livre est très court, mais ce ne fut pas si rapide de le lire. L’auteur gène peut-être… Il est très présent (normal pour ce qui parait être une autobiographie, bien que ce ne soit pas le cas) mais  il est assez, et il le dit, prétentieux. Il tente d’ailleurs d’expliquer cette prétention, qu’on comprenne d’où elle vient, qu’en réalité elle n’est que pure vérité. Mais son regard suffisant fatigue. Ce qui est embêtant c’est qu’il se positionne comme parfait : pas un seul faux pas, un sens de l’honneur à toute épreuve, la perfection faîte homme. Et c’est assez fatiguant.

Donc je ne sais que vous dire… Je pense que, justement pour en apprendre plus sur cette société et cette culture, il vaudrait mieux choisir un autre livre… Celui-ci, est vraiment peu prenant et a besoin d’une concentration et d’étude, aussi je n’étais pas du tout dans cet état d’esprit.

J’hésite à me lancer dans Quatre Générations sous un même toit, du même auteur. Puisque sa manière d’écrire et de présenter les choses m’a déranger, mais je m’intéresserais bien à la résistance chinoise.

Cependant, voici l’avis de chinese-shortstories, qui vous donnera peut-être l’eau à la bouche. C’est plus prometteur que la réalisation de l’oeuvre, cependant, le film est à voir !

« Ma vie » est une nouvelle « de taille moyenne » (中篇小说) que Lao She a écrite en 1937, à l’aube de la guerre de résistance contre le Japon. C’est l’une des œuvres de ce qui est généralement présenté comme sa « période d’or » (创作黄金时期) et partage avec les autres nouvelles de la même période une atmosphère tragique d’univers plongé dans le chaos, où les individus peinent à survivre, et qui n’est autre que le reflet du temps. On connaît surtout « Le pousse-pousse » (《骆驼祥子》), « Ma vie » est l’autre volet de ce que l’on peut considérer comme un  diptyque ; elle le précède et l’annonce.

 

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