Gamblin Jazze

 La salle est plongée dans le noir, les instruments sont en arc de cercle, les musiciens s’installent alors, tranquillement, un à un, jouant un air.

C’est une chose charmante : cette communion des instruments et des artistes, aucun n’est en retrait par rapport aux autres, pas même celui dont l’instrument est la voix. Ils sont tous très justement et très « équilibrement » mis en avant, chacun son tour, au moment le plus approprié.

On voyage avec cette pièce musicale. On découvre l’histoire du Jazz, la passion de la musique au travers d’histoires, de morceaux qui parsèment la pièce, l’histoire musicale, la seule qui régit tout, qui nous emporte tous, qui parle à n’importe qui ne pourrait pas entendre : l’amour. Qui commence, qui marche, marche, marche… Par une étude, un plaisir des yeux, se décider à l’approcher, vouloir l’embrasser. Le désir d’une personne, comme on trouve jouissance dans la musique, dans les mots, la poésie des mots qui se bousculent, poésie, comme des notes de musique.

Une ôde à la musique et aux mots.

Le désir, le désir, qui s’écrase.

Et les mots résonnent, les notes résonnent.

Comme ils le disent si bien, parfois, il faut laisser faire la musique du silence. Son aspect magistrale et définitive est parfois source de désir, de bonheur, un point final de perfection.

Emportée.

Laurent de Wilde (Arrangements, direction musicale et piano), Jérôme Regard (Contrebasse), Donald Kontomanou (Batterie et percussions), Alex Tassel (Trompette), Guillaume Naturel (Saxophone), DJ Alea (Platines) m’ont fait passer un moment merveilleux.

Leurs mots et images parleront mieux que moi…

« Dire, phraser, raconter, scander, slammer, rythmer, impulser, cracher, rapper, balancer les mots comme des notes, les phrases, les verbes et les sujets avec mon instrument à cordes vocales, parler du désir de dire, du désir de jouer et du désir d’en jouir.
Convier des auteurs : Langston Hughes, Mezz Mezrow, Jean-Paul Sartre, Laurent de Wilde… Et me convier moi-même parce qu’à force de lire et de m’imprégner de l’ambiance jazz, le crayon est sorti de sa trousse, l’ordinateur de sa housse et frénétiquement je me suis mis à composer au galop sur le piano des lettres. J’ai ouvert les vannes pour raconter pourquoi le jazz me fascine. L’improvisation.
Les joueurs de jazz ouvrent la caisse à notes et avant même qu’elle ne soient classées, triées, avant même que les instruments ne se calent entre deux mains, deux cuisses ou deux lèvres, déjà ça joue ! C’est partiiiii !…
Quand cela s’arrête t-il ? On ne sait pas, c’est du jazz! L’envie presse l’invention. Jouer, désirer jouer, désirer, aimer si affinité… C’est toujours physique, organique, pulsionnel, c’est toujours… Improviser. Et c’est ce qui me fait triper !
Laurent de Wilde va accompagner les mots avec des sons, des rythmes, des pulsions, vibrations, des harmoniques, sonances et dissonances… Il aura son piano électro-accoustico, ses compos, quelques standards, son talent, son invention et la banane, je l’ai vu rire quand il joue, ça me va !
Cinq autres musiciens seront avec nous : une trompette qui couine, une batterie qui tape, un saxo qui hullule, une contrebasse qui ronronne, des platines qui tournent, un piano qui sonne… Gamblin jazze avec les mots, de Wilde sextete avec les notes et le plaisir est obligatoire sinon…On rentre et on se couche !

Jacques Gamblin »

http://www.theatre-video.net/video/Gamblin-jazze-de-Wilde-sextete-m-e-s-Jacques-Gamblin-extraits

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