3 Drames hongrois d’ Istvan Orkeny

Itsvan Orkeny est une figure marquante de la littérature hongroise.

Je vous présente trois de ses drames, lus dans l’ordre évoqué ici.

o1

 

Il a été ma révélation, on énorme coup de coeur, j’ai dévoré Floralies en un rien de temps, ce livre m’a enchanté, il est tellement juste. Le sujet est un jeune réalisateur qui est en train de percé dans le milieu télé. Il souhaite réaliser un documentaire sur la mort, en accompagnant des malades dans leurs derniers instants. Ce livre est génial, absolumen pas morbide, et très sain, ce qui n’était pas gagné avec un tel sujet… Mais le livre est très vrai, on s’y croit. Plein de questions de fond, de débat sont évoqués, à l’heure de la télé-réalité ce livre est magnifique. Des questions se posent telles que la scission entre documentaire et fiction, ce qui est visible, ce qui ne l’est pas, comment gérer les personnes, l’entourage des personnes sur qui tout celà rebondi. Enfin, on évite le malsain, mais on le frole, d’un oeil froid et simple, les personnages sont à leur place, en proie à leurs propres démons et les répercussions qu’ils ont sur le monde.

Bref, une grande maitrise d’un sujet houleux et douloureux. Avec une réelle réflexion, un livre de maître, un coup de coeur, une merveille qui emprisonne la réalité.

o2Après cette lecture j’ai acheté deux autres de ses oeuvres, pour continuer une si belle découverte. J’ai lu Le Chat et la Souris. Ce livre ne m’a vraiment pas marqué, les pages coulent, transparentes, ne se collent pas en mémoire. On ne comprends pas bien où le livre va, les personnages sont irréaliste -mais peut-être est-ce le but. L’intrigue longue, ténue. Le livre se targuait de nous montrer une réalité de la vieillesse hongroise, celle dont la jeunesse a connu la guerre. Le statut et la différence qu’ils ont par rapport à la génération suivante : leurs enfants. Plongés dans un monde que ces vieilles comères ne comprennent pas. Il y a une histoire d’amour, une autre de manipulation… Ou du moins des essaies de faire comme si il y avait ces histoires… Vraiment, non, j’ai refermé le livre sans gout dans la bouche et une grande déception dans le coeur.

Cependant, il faut reconnaître la fin de l’oeuvre, explication du titre, mise en abîme de la folie et de l’aspect vain du livre. Incompréhensible mais… Qui a son charme.

o3

 

J’ai achevé avec Les Boîtes. Eh beh, j’aurai mieux fait de m’en tenir à Floralies. C’est un drame absurde. Donc, certes, je savais déjà que l’absurde n’est pas ma tasse de thé, mais là… J’ai été dépité par le statut de la femme, esclave polie de l’homme de sa famille, poupée de chiffon. J’aurai aimé une histoire plus alambiquée, où les femmes et leur condition auraient eu un réel impact. Mais l’ont-elles eu ? Au vu des non-dits, je préfère m’imaginer tout autre chose. Une mauvaise nouvelle ne parvient pas aux interessés du livre, et là est le noeud du livre, l’horreur est dans ce non dit. Tout découle de là. Il y a donc plusieurs thèmes aborder, le mensonge, la famille, jusqu’où on est prêt à aller pour ses proches, la folie… Disons que j’ai eu l’impression de lire le Horla… On ne sait pas où est le fantastique du réel. Enfin, lorsque je me relis j’ai l’impression de dire qu’il y a plein de choses dans ce livre et qu’il est du coup trop bien. Mais je ne fais que rendre à Cesar ce qui est à Cesar, mais voilà, ce livre contient plein de choses ténues, sous-entendues, peut-être interessantes à l’étude ? Mais sinon, je peux vous l’assurer… Il m’a été tellement pénible à lire.

Ennemi de l’absurde : abstenez-vous ! Et les autres ? Aussi.

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