Bientôt en week-end plage – vos avis

Le départ pour les vacances se rapproche pour moi !

IMG_1137

Je vous demande alors de m’aider dans le choix, non pas de mon maillot, mais bien dans celui des livres à emporter !

Je pars peu de temps, petite valise nécessaire, et me voici face à un choix : j’ai exhumé cinq livres de ma PàL et il faut que je n’en prennent que deux !

C’est donc à vous de me conseiller ma lecture de week-end plage entre :

– Devi, Amanda, Le Sari vert

Dans une maison de Curepipe, sur l’île Maurice, un vieux médecin à l’agonie est veillé par sa fille, Kitty, et par sa petite-fille, Malika. Ces deux femmes le haïssent. Entre elles et lui se tisse un dialogue d’une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l’épouse du  » Dokter-Dieu « . La jeune femme du mourant a disparu dans des circonstances terribles. Malika et Kitty parviennent à arracher des bribes de vérité au vieil homme, jusqu’à comprendre leur propre histoire… Ananda Devi use d’une palette sombre pour décrire un univers marqué par les rapports de domination et de violence. Ce nouveau roman n’en est pas pour autant désespéré : il impressionne par sa vigueur, par son style à la fois lyrique et féroce, par la vitalité de ses personnages.

– Novalis, les Oeuvres complètes T01

Novalis Schriften : l’édition originale de référence, historique et critique, a paru en 6 volumes, édités par Richard Samuel et Paul Kluckhohn en collaboration avec Hans-Joachim Mähl et Gerhard Schulz, Stuttgart, Verlag W. Kohlhammer, 1960-2006.

– Tchekov, Oncle Vania suivi des trois soeurs

En quoi consiste le bonheur ? Est-il à notre portée ? Dans Oncle Vania (1897), les personnages s’interrogent. Aux élans d’espoir et de joie succèdent l’abattement et la détresse. Le dégoût d’être laid, vieux, malade. L’ennui d’habiter en province, où jamais rien ne se passe ; de travailler comme un forcené, sans reconnaissance aucune. La douleur d’aimer sans retour. La fadeur de ne pas aimer. Ailleurs, à une autre époque, dans d’autres circonstances, peut-être, ils auraient pu être heureux… Bien sûr, il y a la révolte, la tentation du meurtre, celle du suicide. Mais en vain. La vie est là, amère et crue : on s’y enlise. a Vous dites que la vie est belle. Oui, mais si ce n’était qu’une apparence ! Pour nous, les trois sueurs, la vie n’a pas encore été belle, elle nous a étouffées, comme une mauvaise herbe « , affirme Irina dans Les Trois Sœurs (1901). Son rêve le plus cher, partir à Moscou, restera inaccompli. Que nul ne vienne chercher, dans ces pièces de Tchekhov, un héros classique, ou un geste grandiose ; car ainsi que l’affirmait le dramaturge : « Dans la vie, les hommes ne se tuent pas, ne se pendent pas, ne se font pas des déclarations d’amour à tout bout de champ. Ils ne disent pas à tout instant des choses pathétiques. Ils mangent, ils boivent, ils se traînent et disent des bêtises. Et voilà, c’est cela qu’il faut montrer sur scène. « 

– Picasso, Le désir attrapé par la queue

il est beau comme un astre c’est un rêve repeint en couleurs d’aquarelle sur une perle – ses cheveux ont l’art des arabesques compliquées des salles du palais de l’Alhambra et son teint a le son argentin de la cloche qui sonne le tango du soir à mes oreilles pleines d’amour – tout son corps est rempli de la lumière de mille ampoules électriques allumées – son pantalon est gonflé de tous les parfums d’Arabie – ses mains sont de transparentes glaces aux pêches et aux pistaches – les huîtres de ses yeux renferment les jardins suspendus bouche ouverte aux paroles de ses regards et la couleur d’aïoli qui l’encercle répand une si douce lumière sur sa poitrine que le chant des oiseaux qu’on entend s’y colle comme un poulpe au mât du brigantin qui dans les remous de mon sang navigue à son image

– Oates, Joyce Carol, Confessions d’un gang de filles

Un quartier populaire d’une petite ville de l’État de New York, les années 1950.
Cinq lycéennes, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu’elles ont subies, concluent un pacte, à la vie, à la mort : elles seront le gang Foxfire. « Foxfire » désigne les jolies filles, mais également le feu follet. La haine, et surtout celle des hommes, va les entraîner dans une impitoyable équipée sauvage. Après un séjour en maison de correction, legs, leur chef adulée, revient avec un rêve : pouvoir habiter, toutes ensemble, dans une ferme, et vivre selon leurs propres lois.
Mais leur sulfureuse réputation leur créera plus d’un ennemi. Vols de voitures, menaces à main armée, entôlage et, pour finir, kidnapping… Tout cela finira très mal. Dans une langue crue, précise et concrète, Joyce Carol Oates dépeint la « fureur de vivre » des cinq inséparables et leurs accès de générosité envers d’autres déshérités. Comme toujours chez l’auteur de Eux et de Blonde, le Mal est d’autant plus vraisemblable qu’il nous ressemble…

Publicités

14 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je ne vais pas pouvoir te conseiller, je ne connais aucun de ces livres! Mais j’espère que tu feras une bonne pioche 🙂

    1. lskymc dit :

      Merci ! Dans tous les cas, dès que les lectures seront faîtes, je posterai l’article correspondant ! Peut-être que l’un d’entre eux te tentera ?

      1. Oui! Je ne manquerais pas de venir lire tes avis 🙂

  2. Lusionnelle dit :

    Tchekov, indéniablement. 🙂 Mais c’est parce que j’ai un petit faible pour la littérature russe et que La Mouette m’avait vraiment séduite.

    1. lskymc dit :

      Ça marche ? Et le second ?

      1. Lusionnelle dit :

        Je ne connais pas les autres livres ou leurs auteurs… Mais le premier serait celui que je lirai si j’avais ce choix à faire. J’aime beaucoup les huis clos. 🙂

  3. Nad (coconut) dit :

    J’aime bien Les trois soeurs d’Anton Tchekov
    Confession d’un gang de filles a l’air sympa comme livre
    Profite bien de tes vacances miss
    Bises

    1. lskymc dit :

      Merci de m avoir répondu ! Je pense bien tchekov en effet 🙂

  4. Alison Mossharty dit :

    Tchekov est un choix sympa (mais je ne pourrais pas t’en dire grand chose, j’ai lu la pièce, j’ai même vu une représentation et je ne me souviens même pas de l’histoire :/ )
    Mais le titre du Oates irait vachement bien avec ton maillot de bain squelette (que je trouve très beau en passant) Voilà, ne me remercie pas, je sais que ma contribution était essentielle XD
    Passe un très bon week end en tout cas =)

    1. lskymc dit :

      Hihihi je te remercie quand même !
      Tchekhov semble pas loin de l unanimité ! Oui je suis fane de mon maillot merci 🙂
      Le gang sera peut-être un second choix ! 🙂

  5. joecouvelaire dit :

    Novalis et Tchekov ! Bonnes vacances !

    1. lskymc dit :

      Merci pour votre avis ! Et je profiterai bien !

  6. Chris Lilac dit :

    Bonjour,

    Mes trois derniers coups de coeur sont : Trois mille chevaux vapeurs, guide de survie en milieu hostile et Presse-people. Ce sont des styles différents mais excellents chacun dans leur style.
    Tu peux piocher sur mon blog : http://lilacgrace.wordpress.com/ peut-être que tu trouveras quelques choses qui te plaira.

    Bonne vacances en tout cas

    1. lskymc dit :

      Oh guide de survie en milieu hostile ! J’avais trop envie de le lire ! Pourquoiiiii tu m’as rappelé ça ! :p Ma PAL est déjà bien trop haute pour que je puisse me permettre d’y rajouter celui-ci !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s