Reprise en poésies !

Je reprends du service après quelques 6 mois mouvementés. Rassurez-vous, cela ne veut pas dire que je n’ai pas trouvé le temps de lire ! La preuve : j’ai de nouvelles copines pour m’aider !

IMAG1795Comme il est visible sur la photo, je lis actuellement l’Etre et le Néant, à noter : je suis une adoratrice de Sartre.

Durant ce temps je n’ai malheureusement découvert aucun film coup de coeur. Pourtant j’en ai regardé, de très mauvais comme des d’insipides, parfois, une bonne surprise, des interessants ! Mais rien ne m’a touché, donc, si jamais vous avez des conseils… J’ai mes yeux grands ouverts !

Merci à tous ceux qui ont continuer à regarder s’il paraissait des actualités sur le Bar aux Lettres, et merci aussi à ceux qui m’ont rejoint durant ces 6 mois de vaches maigres !

A très vite, n’hésitez pas à laisser des petits mots sur votre passage !

Durant cette absence, je suis passée par une petite phase toute en poésie, mon choix pour un premier article sera là, voici donc un petit compte rendu subjectif de mes lectures poétiques ! En ordre décroissant de parution !

Je prête à rire mais je donne à penser de Misstic, 2014

IMAG1801Ce livre, c’est un cadeau qu’on m’a fait. Parce qu’on s’est dit qu’il me plairait, que ça leurs faisait penser à moi. Dans le mille. Le titre englobe bien ce que l’on découvre, beaucoup d’humour, mais beaucoup de justesse. Tout en finesse et en jeux de mots pour cette plasticienne, dont on découvre certaines oeuvres au fil des pages. Les thèmes sont très contemporains, citadins, en une poignée de mot, en quelques jeux de mots, Misstic transmet cette vie de jeune femme citadine qui passe dans les soirées et enchaine les déceptions amoureuses. Ce n’est jamais dit, je vous l’ai dit c’est en finesse ! C’est même drôle, attachant, mais tout cela fait écho à la vie très actuelle que l’on peut mener.

« Tes Faims de Moi sont Difficile »

Entre le 29 à découvert et le désir…Tout réside dans ce décalage, qui prête à rire justement, très ancré dans notre société, mais tout en douceur.

Mais si on peut vous donner un conseil :

« Un Remède à l’Amour Aimer Encore »

L’exces du visible de Jean-Noël Hislen, 2001.


IMAG1800Je ne me suis toujours pas améliorée pour parler de poésie. Mais vous aurez la chance d’avoir un avis honnête bien qu’assez aveugle !

Beaucoup de prose dans ce recueil, je vais surtout m’attacher à la partie nommée « Un rire inachevé » car, si le titre ne vous convainc pas, je vous ferez découvrir des extraits pour vous exposer la beauté des poèmes. Au nombre de 69. Je trouve les thèmes à la fois actuels et intemporels. Peut-être parce que le vide, l’absence, la fuite, ont traversés les âges, mais la langue, bien que très belle, reste actuelle. Par des détails, des lieux communs très vingt-et-unièmistes. Enfin bon, je ne sais comment vous dire cela autrement, vous le vendre, vous le faire découvrir, mais ce livre me touche, me parle. Alors, voici quelques extraits :

« je ne fais pas un travail de mémoire mais je procède à de l’exaspération ».

Les termes restent assez désabusés ainsi, le ton est comme un souffle pas loin du désespoir mais très agréable.

« peut-être que tu n’y pense jamais

tu regardes ta montre puisque tu sais que le voyage n’est qu’un jeu annoncé de coïncidences »

Décidément je crois que le treizième est le plus proche de mon coeur… Dans ces poèmes, l’esprit s’embrouille avec l’alcool, le coeur s’en va loin avec l’autre, mais le corps et les souvenirs restent désespérément cloués au sol.

« on voudrait couper à cet arbitraire emportement des corps

on voudrait croire qu’on abrite l’idée d’une âme malgré ce dénuement ordinaire »

Alors certes, ça reste désabusé. Mais la langue (lisez-moi cette anaphore !) reste très belle, imagée, c’est ça, les poèmes sont magistralement imagées.

« l’immobilité tue le versant aveugle de l’instant

elle tient ce fragile avenir sur nos lèvres »

Je n’en citerai pas plus !

Merci Jean-Noël Hislen

L’homme Rapaillé de Gaston Miron, 1970

Que dire ? Que dire ?IMAG1796

Style beaucoup plus classique, souvent des quatrains versifiés. Sauf quelques parties isolées de son oeuvre. Miron est un obsessionnel de la mémoire, et c’est ce que nous pouvons lire. Le besoin de mémoire, le mélange des âmes qui appellent le coeur. Ses thèmes de prédilection sont l’amour et la réflexion sur l’art poétique. Montréal et le Québec restent le théâtre de la majorité de ses poèmes.

« et je n’en finis pas d’écouter les mondes

au long de tes hanches… »

Personnellement, ce sont ces poèmes d’amour qui m’ont le plus plu. Et encore, on ne peut pas dire que ce soient des révélations littéraires pour moi… Mais bon, des petites perles comme ça, même si je les trouve rares, c’est bien agréable :

« je marche à toi, je titubes à toi, je meurs de toi »

-Les trois derniers auteurs sont contemporains (enfin… Entre eux), mais je vais commencer par vous parler de :

IMAG1799Par les bois du Djiin, Parle et bois du gin, de Alphonse Allais, Poésie complètes éditées en 2005 mais première parutiondes oeuvres complètes en 1964

L’équipe du Chat Noir avait un rédacteur fou pendant quelques temps, et c’était Allais, de là, je ne suis pas allée étudier sa folie, mais disons, que ce recueil-ci, est également rempli de jeux de mots mais de peu de bons sens. En effet, tout n’est qu’humour, les mots prêtes à confusions, il les utilisent pour tous leurs sens… A la fois. Il est également répertorié ses bons mots sur l’actualité qu’il avait publié dans le Chat Noir. Mon conseil tout de fois, à lire en buvant du gin (si, si), ça passe mieux, ça vous fera rire. Sans gin, le moment reste d’être plus long qu’agréable, et on passe a côté de toute la magie de sa poésie !

Exemple court tout en jeu de mots en en frivolité, voilà ce que vous y découvrirez :

« Les petits cheveux / Des Casinos / Et ceux plus grands (Home, sweet home!)/ Des hippodromes. »

Un verre de gin, et ça repart !

-Je décide de m’attaquer ensuite à L’Aurore en fuite de Marceline Desbordes Valmore.

IMAG1798Je ne sais pas si j’ai été déçue tout à fait ou ou si j’ai quand même apprécié ce moment… Cela se lit très vite, il faut le reconnaître. Bien entendu, c’est très classique, le thème central est l’amour, l’attente de cet amour.

« Savez-vous qu’un jour,

L’homme est seul au monde ?

Savez-vous qu’un jour

Il revoit l’Amour ? »

Je m’obstine à penser qu’à petite dose cela doit être une lecture très agréable. Ou encore, qu’on doit s’y laisser prendre et que cela doit beaucoup plaire si on a un grand potentiel romantique -que je n’ai pas donc…

« J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes

Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir »

En soit, c’est très beau, la langue est belle, les images aussi, c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas envie d’être sévère avec cette poésie. Mais voilà, je trouve qu’on fait vite le tour, le thème étant toujours le même. Cependant, il me semble que si on se réveil d’humeur fleure bleue, ce livre est tout indiqué. Ou à lire à petite dose. Mais sinon, trop de roses, et de fleurs et de répétions des rimes en « our » tout le temps…

  • Et pour finir : Les Contemplations d’Hugo !

Qui ne l’a pas encore lu ?! (Moi, j’avoue, j’avais largement fait IMAG1797l’impasse).

Alors, cette lecture m’a quand même donnée raison et affirmée ce que je pensais… Je n’aime pas la poésie d’Hugo, seulement ses romans. Après, j’en reconnais toutes les qualités, mais, idem, je me lasse vite. J’ai beau être una adoratrice du Romantisme, il ne passe pas en aussi grande dose lyrique.

Les réflexions sur le travail de poètes demeurent très intéressantes, et parfois, encore actuelles. Dieu et la vérités s’entremêlent sans cesse, et son omniprésent, ce qui me fatigue un peu, pas en tant que thème en soi, mais en tant que thème récurrent qu’il se sent toujours obligé de justifier…

Donc voilà, on va encore dire que je n’ai pas aimer, mais ce n’est pas à proprement parler ne pas aimer mais je trouve ça peut-être trop long, peut-être trop académique (ou j’ai été traumatisée par Demain dès l’Aube, au collège, qui sait ?)


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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ressacar dit :

    J’ai lu L’homme rapaillé récemment aussi, ça m’a pas mal plus de mon côté! En tout cas, ton édition est bien plus belle que la mienne, il faut le dire!

    1. lskymc dit :

      J’ai aimé certaines images, la lecture n’était pas désagréable, mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable !
      Oui, j’avais trouvé des éditons sympas sur ce coup 🙂

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