Lectures sartriennes

IMAG1804J’ai parlé de Sartre dans mon précédent article (celui du 1er avril, annonçant la reprise du blog), j’ai d’ailleurs continué ma découverte de cet auteur en lisant Le Mur. Recueil de nouvelles.

Toutes ces nouvelles sont écrites dans les règles de l’Art avec la volonté de quelque chose de ficelé et une chute incroyable. Du coup je conseille vivement ce recueil aux amateurs de coups de théâtre !

Ma nouvelle préférée reste Le Mur, celle qui ouvre le livre, donc. Et je me suis particulièrement ennuyée devant La Chambre. Peut-être plaira-t-elle ? Une espèce de réflexion sur la folie ? Mais rien qui ne m’a transcender. Du reste, je vous laisse découvrir. Tout cela étant très court et à chute, je ne prends pas le risque de trop en dire…

J’ai ENFIN fini également la trilogie inachevée de Sartre, Les chemins de la liberté.

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Pourquoi ENFIN ? Parce que je l’ai commencé il y a bien deux ou trois ans. Et que je restai désespérément empêtrée dedans sans savoir pourquoi, puis faire une avancée de lecture phénoménale avant de me retrouver à nouveau embourbée… Étrange relation qu’avec cette Saga.

Le premier tome est décidément un de mes livres préférés. L’Age de raison, un avant guerre flamboyant, l’ennui et l’indécision règne. Il faut s’assumer. Tout est autour de ça, chercher à savoir ce que l’on veut, ce que l’on chercher… C’est assez génial. Mathieu, le personnage principal tout particulièrement. Ainsi qu’Ivich, délicieusement insupportable.

Renversement du monde. Le Sursi, ces mêmes personnages rempli de langueur sont jetés dans l’horreur de la guerre. Un difficile problème d’adaptation à la situation -normal. Eux, qui, justement, voulaient se trouver et s’assumer, être réellement, se trouvent, après une ellipse entre les deux livres, confronter à eux-mêmes, leurs choix, leurs propres réactions dans un monde terrible. Cela créé un étrange contraste avec cette ancienne envie et la réalité de la situation.

La Mort dans l’âme est beaucoup plus centrée sur Mathieu a nouveau. On est en guerre, elle va s’achever, ou peut-être pas. Tout n’est que questionnement, on a vu beaucoup de mort. Il n’y a plus que la pensée pour s’évader, pour y croire encore. Mais on ose plus être nombriliste, qui oserait après tout ce qui s’est passé ?

Et je suis toujours aussi triste que cette œuvre d’envergure soit inachevée.

Alors voilà, Sartre, dénonce l’horreur des guerres et de ce qu’on a pu faire au genre humain, ce que l’espèce humaine a pu engendrer. Et pourtant, cette même espèce qui ne sait que faire de son corps et de son âme.

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