Aragon, Hugo, Hernandez et des découvertes..!

Je suis allée me faire cuire à la plage quelques jours.

Boah, j’ai donc deux petits jours de retards… Mais j’ai fait du zèle ! Bref, j’en ai pofité pour faire encore plus fondre ma PàL ! Et c’est TANT MIEUX !

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Ceci dit le Roman Inachevé d’Aragon m’a… Laissé sur ma faim.

J’ai trouvé que certains poèmes avaient des vers bien trop longs… Qui cassent un peu le rythme, car il y avait trop de rejets et de contre-rejets. M’enfin. Il est assez aisé de résumé ce recueil : traumatisme de la guerre, dénonciation, ôde et amour de Paris, le poète pris par l’écriture, mêlant Histoire et souvenirs. Donc peu de choses à dire, ce sont les Pages lacérées qui m’ont le plus emballées à vrai dire. Ainsi que Les Mots qui m’ont pris par la main. Mais il est vrai que toute la première grande partie m’a beaucoup déçue.

L’Enfant Laboureur de Miguel Hernandez, ce pauvre livre attendait que je le lise depuis une éternité sur ma table de chevet !

Miguel n’avait rien qui le dédiait à la poésie, au contraire, il travaillait à la ferme, mais son talent a été reconnu à Madrid dès qu’il eut l’occasion d’y séjourner. Sa poésie est grave. Sans être violent, il écrit comme un combat perpétuel, mais il ne s’empêche pas de célébrer les choses belles. C’est une poésie très fière, j’entends par là qu’elle ne s’emporte pas, qu’il y a tout un honneur très espagnol. Pour lui, la naissance est l’entrée à la vie mais également l’entrée à la mort prochaine, ça en est presque une obsession. La vie est un combat, on peut y imaginer son passé, la vie dure des champs. Le thème du peuple revient, il uni les gens dans ses poèmes, comme un appel à la lutte, ensemble. Puisqu’il comprend la douleur, non pas de l’élite mais de tous. Au lieu de chanter, tout en louange, une état d’esthète, il met le lecteur face à la brutalité de la vie qui amène à la mort. Mais, justement, ce n’est pas pour autant une poésie sombre.

Je vais maintenant vous parler de divers auteurs. Ce sont des livres un peu étranges. D’anciennes revues, « Poesie ». N° 17 & 19, La Nouvelle Poésie Française, 1971.

Entrecoupés de très vieilles pubs -un délice à découvrir- qui aujourd’hui nous paraissent improbables : pub pour des cigares, la place de maman la cuisine etc. Les poèmes sont diffusés par auteurs. Je vais donc vous parler des auteurs, en citant quelques vers, qui ont retenu mon attention.

« Versant candidement ses poisons et ses charmes

[…]

Tu la connais et tu l’espionnes en sa lueur

Accidentelle au petit matin livide »

Alain Mercier, dont je vous en citerais trop ! Donc je vous invite à le découvrir par vous même 🙂

« Ainsi dans l’ombre déchirée

et dans le bleu de travail

nous ne vieillirons pas ensemble ? »

Michel Merlin, j’ai choisi ce passage car c’est un poète que j’aime beaucoup et je voulais montrer son atmosphère très ancré dans la réalité nocturne des ville. Très ancré dans LA ville. Mais d’une poésie viscérale qui me plait.

« Depuis l’antiquité,

tes bras

sont des rivières

que tu ne peux croiser. »

Alain Bosquet, en ouvrant le N°17, c’est ce qu’on découvre, ça suffit à dire tout de ce talent fou.

« Emmuré de tes chairs

Je me dresse

Je me noue

A venir vers Toi »

Allez, encore un petit pour la route …

« Que le matin

Éveille nos seuils

Je vois

La violence d’être Toi »

Pierre Dalle Nogare

« Dans toute cette abondance

De rêves percutés »

Je vous invite fiévreusement à découvrir Françoise Delcarte.

Oh et puis zut, voici des noms sur lesquels vous ruer :

Jude Stefan, Robert Sabatier, Jean-Claude Renard, Bernard Noel, Jacques Izoard et Roger Kowalski. Je remercie infiniment ces passionnés de Poesie 1.

Et pour la fin… -Que cet article est long !- J’ai gardé Les Orientales !

Tout ça, parce que j’aime beaucoup les Djiins, j’aime l’ambiance qui s’en dégage… Mais voilà, comme je l’avais dit pour les Contemplations, Hugo reste du grand Hugo très… Accadémique, un peu larmoyant. Un peu trop gros, un peu trop long. Mais je suis nettement plus envoutée par les Orientales.

Et vous alors, plutôt Contemplations ou Orientales ?

D’autres coups de coeur poétiques ?

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