Les neufs consciences du Malfini – Chamoiseau

Autant, en Mai, je quémandais du temps libre en pleurant, autant, en Juin, non seulement j’ai pu lire tous les livres de mon objectif, mais j’ai même fait du zèle ! Comme quoi, s’exiler à la campagne un week-end avec soleil, jardin et hamac… Ca fait du bien à la lecture !

Je vous parle donc des Neuf consciences du Malfini de Patrick Chamoiseau, pas que j’ai eu envie de me jeter dessus, mais depuis le temps que ce pauvre livre traîne là… Je me suis décidée ! Le narrateur est un malfini – un grand aigle quoi. Oiseau tout en orgueil il rencontre un petit colibri ridicule qui le fascine. Oui. Tout le livre peut se résumer à ça.

J’ai été plongée dans une grande incompréhension face à ce livre, je n’en ai clairement pas saisie les enjeux. Absolument pas. De plus, je suis déroutée par la notion du temps, qu’elle non plus, je n’ai pas comprises. Les saisons, ne m’ont pas parut être les saisons « humaines ». Mais je n’ai pas su leur donner d’équivalent. Ainsi, je pense que l’histoire se déroule sur plusieurs années. Mais là, encore, je n’en suis pas sûre au vue de la durée de vie de certaines espèces.

L’auteur a cherché une immersion par le langage. Le Malfini a son propre lexique. Sa propre vision des choses, de la nature… Ainsi, certains passages, son donc relaté de manière assez enfantine. De cette manière l’auteur rappelle que le narrateur est un oiseau et n’a donc pas nos capacités… Oratoires. L’idée est toute à fait intéressante, mais j’ai trouvé cela assez long. Handicapant.

De même que l’histoire en fait. Elle me semble cyclique, le Malfini se croit supérieur, il observe le colibri, le défi, doute, l’admire, veut se montrer plus fort. Et donc se croit supérieur, observe le colibri… Ainsi de suite sur 257 pages. Je suis désolée mais c’est indigeste. Long. Répétitif. Ca ne m’a absolument pas intéressé.

Bien que l’enjeu soit autre, grande réflexion sur le vivant, sur ce qui nous entoure, et surtout, sur l’écologie. La Nature est le sujet central du roman, cette nature qui se meurt et doit se renouveler. Enfin bon, roman centré sur la Nature et sur la Vie. Voici, ce que je pense être la phrase clef du roman, qui, elle, est la chose la plus porteuse de sens de ce livre, pour moi :

« Rien de tout cela n’est vrai, mais tout cela est bel et bien vivant. »

Je ne sais vous le conseiller… Si vous êtes de grands amoureux de la nature, d’une certaine ôde à la vie, peut-être vous embarquera-t-il. Loin de m’avoir conquise.

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