La Déménagerie – Trassard [Juillet ’15 : 2/9]

Une horreur ce livre ! Je n’ai pas aimé, j’ai détesté ! Après, il y a des tas de choses intéressantes, je veux bien. Mais ce fut épidermiquement repoussant -et éprouvant- pour moi.

la-demenagerie-jean-loup-trassard-9782070336395J’avoue, ce livre, je n’en suis pas arrivée au bout. Tout simplement : je n’ai pas aimé. Mais, puisque j’ai lâché l’œuvre, je ne peux en faire une critique aussi constructive que cela devrait.

Faisons donc simple.

Le livre est écrit avec des yeux d’enfants. L’enfant comme il n’y en a plus, l’enfant du début XXème où l’enfant roi n’existait pas encore. Alors voilà, un petit bonhomme tout sage, qui rêve de s’échiner à la tâche, qui convoite de faire un convoi avec les grands.

(Oui, toutes ces affreuses répétitions sont voulues.)

Les adultes partent en convoi pendant l’Occupation allemande, ils changent de ferme, il veut les suivre.

Ainsi, on voit comme à travers un carton avec une narration à la première personne. Il devine ce que les adultes -ses parents- peuvent se dire, de loin. Il raconte son village, les gens qui l’habitent. Très campagne du fin-fond de la France. Tout du long, je visualisais le petit village etc.

… Mais que c’est long ! Ca n’en fini pas ! Les dialogues sont mimés à la paysanne – vas y qu’j’te mang’ tous les mots !. Même lui a une écriture littéraire particulièrement pauvre pour coller à l’ambiance. Et d’un coup, page 81 de mon édition, au milieu de toute cette pauvreté du paysous rugueux : « Victor n’avait jamais eu affaire “o” la justice (c’est notre vieille expression qui signifie “avec”, sortie du latin  « apud » après bien des transformations en Gaule romanisée ) » Non. Juste non.

Et ça traine tout ça… Et c’est lent. J’ai sauté jusqu’à la fin que j’en ai raté l’élément perturbateur. Bon, du coup, à lire les dernières pages, la manière dont vire le roman parait intéressant.

Mais non, je ne peux pas voir sous-vide comme ce gosse qui plaint les chevaux, et qui nous décrit l’aile droite de la grande en expliquant qu’il y a des oies.

Non, tout m’a fait rejeter ce livre : le style, l’histoire, la manière dont tout est présenté, l’ambiance. Impossible.

IM-PO-SSI-BLHEU !

Bon, je suis fairplay, j’en ai à peine lu la moitié, voici les mots de Monsieur Pierre Campion qui ne m’ont pas fait changé d’avis mais qui rendent peut-être justice à ce… Livre.

Allez, je lui rend tellement justice à ce livre que voilà une interview de Jean-Loup , si c’est pas de la bonne volonté !

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je pense passer mon tour, mais merci de donner ton avis en toute franchise =)

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