2 films, 1 jour #04

Les 8 Salopards

De Quentin Tarantino, avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh entre autres.

Le film commence, une musique merveilleuse, belle, entraînante, pourtant, évolutive. Un plan séquence magnifique, une croix, un peu morbide avec une beauté particulière et géniale. Une présentation générique Old School, incroyablement assortie au reste, désuet dans toute sa beauté.

C’est bon. Vous pouvez sortir de la salle.

Vous perdrez moins votre argent en partant maintenant qu’en restant les 2h30 restantes, soit 1886 heures en tant Tarantinesque.

les-8-salopards-563c88bc7f87e

C’est long comme film. Absolument long. J’ai eu l’occasion de regarder l’heure par dessus l’épaule de mon voisin. Deux heures s’étaient écoulées et le film n’avait pas commencé. Deux heures sans rien, c’est long.

 

Le décor est joli, certes, la musique est fantastique certes. Mais :

  • Les plans contemplatifs sont inutiles
  • Les chapitres assez inutiles également, c’était pour faire à l’ancienne ? Beh c’est bien mais c’est raté. Ca ne sauve pas l’histoire. Pardon ? Histoire ? Ah, non, c’est vrai, il n’y en a pratiquement pas.
  • Ce film est une longueur : quelqu’un ferme la porte : on le voit à chaaaaaque fois et ça prend du TEMPS
  • Quelqu’un boit une tasse –hors passages utiles- et on le voit, la moindre déglutition et c’est LONG.
  • Les personnages sont mauvais, des pauvres bandits nuls qui font genre qu’ils sont hypes. Non vraiment, pitoyable. Les dialogues tous vains ne rajoutant que de la longueur.
  • Le Gore ne m’a pas dérangé, parait-il qu’il est choquant et difficile à supporter. Ce sont des ouï-dire de gens qui n’en sont pas fans. A part son inutilité latente, je n’en ai rien à redire.
  • Ah, oui, et il faut renvoyer le moindre maquilleur de ce film ! Un cocard digne d’un hématome qui disparaît, qui « coule » -tel le maquillage qu’il est- tout au long du film : je n’y crois pas, désolée. C’est un manque de respect au spectateur.
  • Je pourrais continuer comme ça des heures, tout est à jeter, je n’ai rien aimé.

 

Voilà, j’en dirai pas plus, ça vous donne une idée : du Tarantino qui se regarde faire du Tarantino en surfant sur un succès qui fut peut-être mérité lorsqu’il révolutionna le cinéma (quoi que je ne sois pas d’accord). Intérêt nul : autant pour les fans que pour les autres.

4759652_6_2048_samuel-l-jackson-dans-les-8-salopards-de_ee9ce4a9e86699bf0b031d2df4744243

Bang Gang

De Eva Husson avec Fred Hotier, Finnegan Oldfield, Marilyn Lima, Daisy Broom, Lorenzo Lefebvre

Bang-gang-une-histoire-d-amour-moderne-histoire-de-coeur-et-de-corpsJ’ai censuré quelques passages de ma critique. Pour de bonnes raisons : spoiler ou vocabulaire vulgaire & cru. Si vous surlignez les passages cachés, c’est à votre responsabilité. Alors, un avis très certainement mitigé. J’y suis allée en me disant que j’allais être déçue et je ne le suis pas tant que ça.

J’imaginais d’ici un Larry Clark raté, mais les moments de copies sont assumés. Le film, en soit, n’est pas exceptionnel, il fait passer le temps. Je ne le reverrai pas 6 fois cependant.

Que dire exactement ?

Pour un premier film, c’est pas mal, la musique est assez planante. Après, il faut que Eva Husson tende à s’améliorer. Bien que la musique apparaisse assez inopinément. Il y en a très peu (ou pas ?) durant l’action, mais elle sert à sublimer le déplacement des personnages.

Après, désolée pour l’expression : ce film c’est des bites et des culs. On a tout le loisir de contempler des jeunes nus tout le temps du film. Mais bon, personnellement, j’ai trouvé que ça faisait beaucoup, et trop porno. (Vous remarquerez que j’ai réussi à trouver une photo où ils sont habillés ! Je dis ça… Je dis rien !)

Beaucoup de critiques ont encensé le rapport aux réseaux sociaux du film ou je ne sais trop quoi. Personnellement, c’est en second plan, je ne trouve pas qu’il est ultra exploité ou à foison. Pour quelqu’un de jeune qui a évolué dans la même société qu’eux, leur rapport aux réseaux et autres appareils de télécommunication est tout à fait normal. Le moment de ce film nous est contemporain, et nous vivons ainsi désormais. Donc ça n’était pas à exploiter ou non, mais ce film à visée réaliste s’en sert, normalement, comme s’en servent des jeunes aujourd’hui.

C’est un film faussement sulfureux, même si j’ai trouvé qu’il y avait du sexe jusqu’à indigestion, les plans sont filmés de manière esthétique pour que « ça passe ». De même que la morale est, justement, hyper moraliste et bien pensante.

Petit Spoiler, la réflexion philosophique qui m’a parue intéressante :

L’avortement comme se défaire de ce que ces Bang Gang ont engendré. Retrouver ainsi sa liberté et son corps qu’on avait cru trouver dans ces réunions orgiaques, mais qui était un leurre.

Les personnages pour finir, assez mauvais dans l’ensemble, un faux bad boy paumé et mal exploité, une jeune fille magnifique dont on a besoin des changements d’humeur pour la trame mais du coup qui n’a aucun substance, une tête à claque qui joue mal, et un bon personnage qui a son cadre et sa personnalité la plus cohérente et intéressante, le plus exploité du coup à côté du néant des autres.

Sauras-tu les retrouver dans le film ?

Voilà, c’est tout pour ce film ! Allez, un petit bonus personnel quand-même :

Voir un mec avec qui on a été en classe au collège faire l’hélicoptère avec sa bite sur grand écran, c’est une expérience.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s