Mercredi c’est poésie ! 

Bonjour !

Voici le nouveau, et premier- sans compter mes Top&Flop-, rendez-vous du Bar aux Lettres !

Mercredi c’est poésie. 
Ce rendez vous a été initié par Ninaselivre, qui, promis, ne me paie pas pour faire sa pub !

Tout est dans le titre, un poème par mercredi, de quoi renouer avec un genre souvent laissé à l’abandon après nous avoir traumatisé au collège ! Je ne sais pas encore quelle forme ce rendez-vous prendra au fur et à mesure. Je pense qu’il sera destiné à évoluer, si je me lance dans une analyse de texte, de contexte ou je ne sais quoi.

Alors pour cette première édition j’ai choisi de vous présenter…

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Louise Labbé, que je vais rapidement vous présenter. J’ai hésite à vous mettre un poème érotique, mais j’avais envie d’un peu d’amour ce soir.

« Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur. »

J’ai tiré ce poème de l’Anthologie de la Pensée éternelle d’Alain Saury.

On connait très peu de choses de la vie de Louise Labbé. On ne sait pas si elle était une grande teneuse de salon ou une simple courtisane. Ce qui est sûr c’est que là est bien la preuve que, déjà au XVIème siècle les femmes écrivaient et pouvait avoir du succès. Il se trouve que le poème que je vous ai partagé est également son plus connu.

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ninaselivre dit :

    j’adore la poésie de Louise Labbé !!! le poème que tu as choisi est magnifique , j’aime beaucoup le vers :  » tout en un coup je sèche et je verdoie » je le trouve très beau !! c’est cool qu’on remette les femmes poètes à l’honneur , elles les malmenées des anthologies 😀
    p.s. : je pourrais peut-être envisager de te payer , vu la pub que tu me fais 😉 !!!!

    1. Ahahahah ! Mais non je plaisante ! Puis je n’ai qu’un petit blog ça ne te ramène pas grand monde Hihihi

  2. yannucoj dit :

    Une chose est sûre : cela ne devait pas être facile pour Louise Labé de se faire un nom, étant contemporaine de monuments de la littérature tels que François Rabelais, Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay ou Michel de Montaigne !
    Réputée pour son extrême beauté (selon les canons de l’époque) et pour son indépendance de caractère (des mœurs légères, disait-on) voire pour son avant-gardisme féministe, elle savait faire preuve d’une grande rigueur dans son écriture, preuve étant ce sonnet parfaitement composé, en complet accord d’avec les règles de la prosodie classique.
    On peut y voir représentée, une certaine forme d’ambivalence des sentiments, comme si elle se sentait prisonnière d’un cercle vicieux, cercle vicieux trouvant sa source dans la douleur d’aimer. On peut la supposer tiraillée entre un époux légal qu’elle n’aime pas et un amant illégitime et ce serait donc cette contradiction qu’elle exprime ici, le poème se révélant autocentré. Elle ne s’adresse à personne, elle ne parle que d’elle-même et du tourment qu’elle endure.

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