Les Innovateurs – Isaacson -Chapitre 4 – Programmation

Je viens vous parler d’un livre que je n’ai pas lu en entier, mais dont le chapitre auquel je me suis intéressé m’a beaucoup marqué.

Le livre fait des biographies ludiques et historiques des grands penseurs de ce qui fait aujourd’hui le numérique : des premiers ingénieurs à Steve Job.

Walter Isaacson, « Programmation », Les Innovateurs, JC Lattès, 2015.

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La Programmation n’était pas une responsabilité de Nerds lorsque son concept est apparu. L’ordinateur n’était alors conçu que pour une seule tâche, il était la merveilleuse machine technologique, mais il fonctionnait alors comme un engin mécanique, plus que comme les ordinateurs que nous connaissons avec d’infinies possibilités d’utilisation. Je ne vous apprends rien.

 

Ainsi, ce bijou était réservé aux ingénieurs, des hommes, l’ordinateur étant la valeur marchande c’était le plus important. Les femmes, elles, n’étaient bonnes qu’à brancher des câbles de téléphones. Puis bon, des mecs n’allaient pas s’abaisser à ça, alors on leur a fait brancher les câbles de l’ordinateur. C’est comme ça qu’elles créèrent la programmation, notamment Grace Hooper.

Elles étaient capable de traduire un problème réel en langage informatique que la machine comprenait. Et c’est cette équipe, également les « bugs » tels quel à cause d’un papillon de nuit qui s’était coincé dans la machine et l’avait mise en panne. Pendant longtemps, elles furent les seules à comprendre comment se servir de la machine, si bien qu’en 52 Hooper écrit un programme accessible aux non spécialistes. Jane Jenning, elle a formaté l’ordinateur pour qu’il n’y ait pas à retaper sans cesse le code, mais à ce qu’il soit programmé.  Très rapidement, la machine fut la plus rapide du monde : elle faisait en 15 secondes ce que d’autres faisaient en plusieurs semaine.

L’ordinateur tel que nous le connaissons venait d’apparaître.

Il y a eu lieu d’une fête en cet honneur. Ni Hopper, ni Jenning n’y furent conviées.

Au delà de cela, ce chapitre retrace également plus largement les premiers questionnement : « une machine peut-elle penser ? », ainsi que l’apparition des brevets. On notera que l’atmosphère temporelle et historique est superbement bien retranscrite. On se croirait quand les années 50, mais ça n’en explique pas l’Histoire toujours muette.

Ça me laisse à nouveau songeuse sur la place des femmes dans l’Histoire, pas vous ? Comme si elles n’avaient jamais rien fait, et pourtant ?

 

 

 

 

 

 

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ninaselivre dit :

    je crois qu’on ne soupçonne même pas le nombre de femmes qui on été invisibilisée dans l’histoire et dont les hommes se sont attribués les mérites. Il est temps de rétablir la vérité pour beaucoup d’entre elles , merci pour ton article !!!

    1. N’est ce pas ? 😉
      Avec plaisir ! Je savais qu’il te plairait !

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