5 Blessures qui empêche d’être soi-même – Bourbeau

J’avais trouvé ce livre en flannant sur le Blog de Vivi, et, même si je ne suis pas adepte de développement personnel car je trouve souvent leurs conseils de mauvais goûts, celui là me semblait pertinent. Et puis, ça faisait longtemps que je voulais partir à la rencontre de cette « littérature », alors pourquoi pas ?

Lise Bourbeau, Les 5 Blessures qui empêchent d’être soi-même, POCKET, Paris, 2017, 248 pages.

411kqcgevxl-_sx300_bo1204203200_Tout d’abord, quand j’ai vu la banderole qui disait quelque chose comme : « ce livre a déjà changé la vie d’un million de lecteur ! » Je me suis dis, « aie, en fait c’est du commercial ». Mais je l’achète quand même, justement, peut-être qu’il s’est démarqué par son intelligence.

J’ouvre le livre et Lise me tutoies. Lise, très franchement, heureusement que TU ne m’avais pas en face à ce moment là, j’aurais pas mal tiqué. Mais pire, je suis contre son principal conseil : surveiller son entourage. Les observer pour les comprendre… Et donc les « psychologiser ». Malheureusement, on a tous été ados, et on a tous fait de la psychologie de comptoir, et on sait tous que certaines personnes sont allées un peu trop loin dans leur rôle ou leurs interprétations. Et ont pris bien trop à cœur et au sérieux tout un tas de livre sur « comprendre le langage corporel » etc. Je ne dis pas que cette littérature est un ramassis de conneries, je dis que beaucoup de gens ne savent pas la gérer. Alors, conseiller à tout le monde de jouer à la Gestapo de la blessure, c’est la pire idée qui soit.

Dans le corps du livre, j’ai bien aimé me reconnaître moi et mon entourage dans des manies, des réaction, j’ai trouvé ça intéressant et amusant. 

Le livre nous met « face à nos démons » car chaque comportement représenté est anormal (j’ai passé le livre à me demander, c’est quoi normal alors ? Reste-t-il une personnalité une fois que l’on a effacé tous nos défauts ?) Bien sûr, il y est décrit des cas plus graves que d’autres, certains relevant de réelles pathologies. Mais pour ce qui est des défauts de chacun, j’aurais été moins catégorique. Mais voilà, je déplore qu’on nous laisse là face à nos défauts sans nous aider. Alors, oui, peut-être que nous pouvons soigner ces blessures, et devenir de bonnes personnes (il y a un rapide paragraphe sur les bonnes personnes que l’on peut être tout de même ! Tout à la fin !) mais aucune clé ni aide ne nous est offerte. C’est comme si j’avais lu un thriller à suspens, et qu’à la fin, on ne nous révèle pas l’assassin !

Dernier avertissement : le livre possèdent deux pages répétées 5 ou 6 fois tout au long de l’ouvrage. C’est extrêmement stressant, ça fait litanie de secte, comme si on voulait te rentrer quelque chose dans la tête à coups répétés. Très dérangeant.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. jodeby29 dit :

    Effectivement, le thriller à suspens qui ne révèle pas l’assassin, c’est pas cool! 😉
    Merci pour cet avis!

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