La Revue de l’Été – 2020


Ce trimestre a été très agréable niveau lecture ou j’ai été peu (pas ?) déçue de mes lectures, j’en ai fait un sacré paquet de franchement envoûtantes et je me suis régalée !

Ce trimestre on a eu : Beaucoup, beaucoup, beaucoup de vieilles pierres, (que vous retrouverez en photo), j’adore ça ! En revanche peu d’expos car rythme soutenu ! Avec le premier octobre arrive une nouvelle page pour moi et comme je m’enlisais, cela me fera sans doute un bien fou !

Ce trimestre, à nouveau, j’ai eu l’honneur de faire un Entretien avec un Auteur le jour de la sortie de son livre : retrouvez l’interview de Philippe Sarr.

Barmaid aux Lettres, 2020.

CHALLENGES

Ω CHALLENGE : Voix d’autrices
Lisière de Kassabova, un magnifique voyage en soi-même et au cœur du monde, une résonance ancestrale. Un roman impactant, franchement beau, loin d’être un roman d’aventure, la narratrice arpente la lisière que bordent plusieurs pays, la frontière au cœur de son ouvrage, de son sujet. On passe de Grèce en Turquie, en Bulgarie… Les guerres civiles ou mondiales se croisent, l’Europe, l’Asie et l’Orient… Le cœur du monde entier semble être perché dans ces montagnes abandonnées.
Trois jours en automne de Wan-seo, le quotidien d’une gynécologue dans la banlieue de Séoul, des années 1950 aux années 1980, intéressant mais glaçant !
Les Vivants et les ombres de Meur, mais quelle beauté ! Mais qu’est ce qu’on est embarqués dans cette sublime (et subtile) fresque familiale du XIXe siècle polonais ! J’ai adoré.
Les absents de Makhlouf, un très beau roman émouvant sur le Liban et le déracinement. Très réussi et sensible et intelligent. L’autrice raconte son histoire à travers celles des gens qu’elle a connu, une belle idée brillamment menée.
Les Jardins de la Consolation de Reza, très beau texte d’une Iranienne immigrée en France, qui porte un regard poétique sur l’évolution de son pays .
La vie hantée d’Anya de Brosgol, Anya, fille d’immigrés russes, galère à se faire une place dans le lycée typiquement américain où sa mère l’a envoyé. Un fantôme va l’aider. Clairement roman graphique orienté jeunesse, mais rien de déplaisant, qui a tous les codes du genre. Une belle idée pour commencer à s’intéresser aux romans graphiques.

Ω CHALLENGE : Romans Graphiques
Karmen de March, J’ai envie de fourrer ce livre dans le livre de toutes les adolescentes, il parle avec espoir et sans être trop morbide de ce qui pourrait leur parler. Les peines de cœurs, le monde de la productivité, le sexe, la mort, entrer dans les cases où non, etc. Dans un univers hyper contemporain à l’identification facile.
Quatorze Juillet de Vivès & Quenehen un livre sobre sur les fractures entre la France rurale et la France citadine qui s’enflamment durant les vacances.
Clinton Road de Balzano, sur la route la plus hantée des Etats-Unis, John travaille en tant que garde forestier et son secteur est justement la forêt qui borde cette route. Les vivants et les morts s’y mêle sous le trait de dessin hyper réussi, comme griffonné et distordu, avec de superbes mises en abîmes. Je l’ai dévoré ! L’ambiance est particulièrement réussie !
Mary Jane de Le Gall & Cuvillier, sans être totalement déçue de ma lecture, parce que je comprends ce qu’ils ont voulu faire… Je n’ai pas accroché un instant. C’est bien dessiné mais ça ne suffit pas, une BD sans rien de particulier, l’histoire d’une jeune femme perdue dans une Angleterre victorienne. C’est ma came pourtant mais je n’ai pas aimé comment tout cela était mené.
La vie hantée d’Anya de Brosgol, Anya, fille d’immigrés russes, galère à se faire une place dans le lycée typiquement américain où sa mère l’a envoyé. Un fantôme va l’aider. Clairement roman graphique orienté jeunesse, mais rien de déplaisant, qui a tous les codes du genre. Une belle idée pour commencer à s’intéresser aux romans graphiques.

Ω CHALLENGE : Madame Lit 2020
Prix Goncourt 2012 : Le sermon de la chute de Rome, Ferrari. Une Corse rurale désolée, je n’en ai pas retenue plus, je n’ai pas compris. Ce livre m’a totalement échappé, c’est un FLOP.
Prix Senghor 2014 : Les absents de Makhlouf, un très beau roman émouvant sur le Liban et le déracinement. Très réussi et sensible et intelligent. L’autrice raconte son histoire à travers celles des gens qu’elle a connu, une belle idée brillamment menée.
Prix Senghor 2017 : Le Plongeur de Larue, un Montréal glacé, difficilement réchauffé à la coke et à la gueule de bois nous emmène sur les trace du narrateur au moment où il se rend compte de son addiction au jeu et cherche à s’en sortir par le travail. En tant que plongeur dans un restaurant. Une plume incroyable qui vous fait suffoqué dans les cuisines du restaurant, un rythme TGV avec quelque chose de presque cinéaste sur des ralentis de brios, des dialogues exceptionnel… C’est un coup de cœur incroyable ! Un mélange de Trainspotting et de Burroughs sauce canadienne.
Prix Senghor 2015 : Les Jardins de la Consolation de Reza, très beau texte d’une Iranienne immigrée en France, qui porte un regard poétique sur l’évolution de son pays .

Ω CHALLENGE : Tour du monde littéraire
Je sais, c’est maaaaal, on avait dit : plus de challenges ! Mais celui-là, il est vachement sympas et rétroactif alors j’ai déjà pu comptabiliser 38 pays ! Ce blog a voyagé dans 38 pays, c’est peu, mais ce n’est pas prêt de s’arrêter !
Ce trimestre, on a découvert le Liban avec Georgia Makhlouf, la Bulgarie avec Kapka Kassabova, la Corée du Sud avec Pak Wan Seo et l’Iran avec Parisa Reza

Ω CHALLENGE : Le pavé du mois
Le Pavé de Juillet : L’incroyable Lisière de Kassabova.
Le Pavé d’Août : Le merveilleux et très émotionnel Les Vivants et les ombres de Meur
Le Pavé de Septembre : Le poignant C’est arrivé un premier septembre

Barmaid aux Lettres, 2020.

STATS

Ω En juillet, vous êtes 238 à être passés au bar ! (contre 155 en 2019)
Les articles les plus lus sont Images de La fin du monde de Siébert et je suis bien contente que ce soit lui ! Sermon de la chute de Rome de Ferrari, que, comme beaucoup d’entres vous, je n’ai pas aimé ! Et le très beau Lisière de Kassabova.

Ω En août, vous êtes 290 à être passés au bar ! (contre 141 en 2019 & 189 en 2018)
Les articles les plus lus sont : le très bel entretien avec Pauline Giovanolla au sujet de son roman Le Grand Mirage et le décomplexant, rafraîchissant, drôle et très documenté Jouir de Barmak.

Ω En septembre, vous êtes 180 à être passés au bar ! (contre 164 en 2019 & 210 en 2018)
Les articles les plus lus sont : l’entretien avec Philippe Sarr, l’incroyable Le Plongeur de Larue et le magnifique C’est arrivé un premier septembre de Rankov.

Barmaid aux Lettres, 2020.

ON RETAPE LE BAR

Ω Je continue à relire et à améliorer de vieux articles lorsque je tombe sur l’un d’eux.

Ω 2014
Les souffrances du jeune Werther – Goethe, je me souvenais d’avoir aimé pourtant on dirait que ce n’est pas le cas.
3 Drames hongrois d’ Istvan Orkeny, je me rappelle avoir adoré Floralies, il faudrait que je le relise !
La jeune fille suppliciée sur une étagère – Yoshimura, une lecture courte et marquante.
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran – Schmitt, j’en avais été agréablement surprise.
Désapparences – Nestor Ponce, j’ai fait l’erreur de ne pas relire ces poésies depuis.
Oncle Vania ; Les trois soeurs – Tchekov, quand je clame mon amour pour Tchékov
Le Sari vert – Devi, expérience littéraire à faire
Histoires grotesques et sérieuses – Poe, pas facile à réarranger cet article !
Le Mépris – Moravia, je me rappelle que c’était pas top !

Ω 2016
Trainspotting – Welsh, toujours aussi fane !
Contes de la liberté – Okri, j’en avais que peu de souvenir, pour cause ! J’avais détesté !
En bonne compagnie – Fuentes, nouvelles sympathiques mais pas impérissables.

Ω 2017
Le Dépeupleur – Beckett, réconciliation avec cet auteur.
Le Silence même n’est plus à toi – Erdogan, article croisement entre un livre et une exposition qui tous deux parle de l’état de la Turquie.

Barmaid aux Lettres, 2020.

SPECTACLES

(c) Didier Bonnin

Ω Burlesque Temple, le Cabaret des Filles de Joie, week-end du 12 septembre à Mains d’œuvres !
Après cette triste période pour le spectacle vivant, toute l’équipe remonte sur les planches pour nous en mettre plein les yeux ! Drôle, impertinent, sexy, mais surtout totalement déjantées, les grands noms du cabaret et de l’effeuillage français succèdent aux débutantes pourtant drôlement douées, drôlement à l’aise. On ri, on lutte pour les causes juste, une bonne humeur de rébellion alimenté par des spectacles sensuels mais surtout pas vides de sens ! Vive le cabaret ! Vive le Burlesque !

Ω Voici la liste des spectacles que j’ai prévu d’aller voir pour la saison 2020-2021. Je serai absolument ravie de savoir si certains d’entre vous sont tentez par cette liste ou si vous allez en voir d’autres !
En faisant cette liste, je réalise qu’ils sont (presque) tous exactement à la même période ! C’est un peu dommage…

25 septembre – 18 octobre 2020 : Le Grand Inquisiteur de Dostoïevski à l’Odéon par Sylvain Creuzevault. Ecrit que je ne connais pas de ce grand auteur que j’adore.
12 novembre – 6 décembre 2020 : Les frères Karamazov de Dostoïevski à l’Odéon par Sylvain Creuzevault. J’ai très peu de souvenirs de ce livre que j’ai lu il y a très longtemps et que j’avais trouvé compliqué à l’époque. Mais que je me fais une joie de redécouvrir sur les planches !
12 janvier – 12 février 2021 : Maîtres Anciens de Thomas Bernhard, au théâtre Bastille. Pièce qui m’a été recommandée par Goran.
12 janvier – 22 février 2021 : La flûte enchantée, Wolfgang Amadeus Mozart à l’Opéra Bastille. Je l’ai déjà vu il y a fort longtemps, mais on ne se lasse pas de grands classiques.
28 janvier – 6 février 2021 : Sleeping de Yasunari Kawabata, par Serge Nicolaï, au théâtre Montfort. Des expériences que j’ai eu avec cet auteur, c’est de loin, l’écrit que j’ai préféré de lui. Tellement enchantée par Les Belles endormies, je m’étais procuré un recueil de l’auteur japonais mais j’ai beaucoup moins aimé le reste.
22 mai – 12 juin 2021 : La Dame de pique de Piotr Illytch Tchaïkovski, à l’Opéra Garnier.
Un incontournable que je n’ai jamais ni vu ni lu, mais qu’il me tarde de découvrir.

Barmaid aux Lettres, 2020.

EXPOSITIONS

(c) Trina McKillen

Ω CHÂTEAU LA COSTE (13). Confess, Trina McKillen Pavillon Renzo Piano , jusqu’à la fin août.
Des œuvres saisissantes et pourtant douces, qui demandent à regarder avec attention pour en saisir l’horreur. Un confessionnal inversé, des robes de confirmations pendues tels des fantômes, des revues de presses glaçantes et des lueurs, comme autant de cœurs emprisonnés dans des couffins. Une exposition forte qui utilise la poétique pour dénoncer l’ignominie de la pédophilie.

(c) Pascale Roux.

Ω LES BAUX DE PROVENCE (13). Pascale Roux, Galerie Post Tenebras Lux, prolongations.
J’ai été secouée par les œuvres de cette sculptrice hors paire. Elle a l’amabilité de montrer et d’expliquer son travail : elle pense à une émotion et la charge dans la matière, ses doigts et son incroyable talent font le reste. C’est incroyable ce détail, cette technique, cette beauté. J’ai chaviré devant l’émotion qui circule réellement dans le bronze et devant sa maîtrise de divers registres.

Ω AIX-EN-PROVENCE (13). Exposition permanente, Musée Granet et Fondation Jean et Suzanne Planque.
Le musée Granet renferme de belles pièces issues du fonds que le grand collectionneur Philippe Meyer a cédé à la France en 2000. Ce fonds appartenant au Musée d’Orsay, il est en dépôt permanent au musée Granet, de quoi voir de belles pièces modernes de Matisse, Picasso ou encore Giacometti, mais aussi l’occasion de jolies découvertes. La visite du musée s’achèvent sur un espace thématique ludique, qui permet une initiation à l’histoire de l’art et à son intérêt, les cartels sont adaptés à un public jeune tout en étant pertinents. Puis, une partie archéologique clos le parcours avec de très très beaux vestiges des anciens celtes résidents sur les hauteurs d’Aix en Provence.
Avec le billet du musée est compris celui de la fondation ouverte par Jean Planque, à quelques pas de là. D’abord, le lieu est un écrin historique très bien réhabilité, et ensuite le parcours est sincèrement fascinant. Rien ne destiné Planque à devenir un grand acheteur d’art, critique hors pair et ami de Picasso. Sa fabuleuse aventure de vie, nous est contée à travers les tableaux qu’il a collectionné (ou qui lui ont été offerts) en regard d’extraits de son journal, toujours très bien contextualisé par l’équipe culturelle : une expérience renversante ! à voir absolument !

Ω AIX-EN-PROVENCE (13). Street Part Gallery.
Il faut à tout prix que je vous parle de cette fabuleuse galerie ! Déjà, le galeriste est très agréable donc n’ayez pas peur d’y entrer, ensuite, parce que le concept est renversant :
Presque chaque semaine, un artiste (ou groupe d’artiste) va venir peindre un mur recouvert de toiles, ces toiles se vendront séparément, mais réunies elles reformeront le tout. Il y a ainsi une grande poétique dans ces œuvres qui se dissolvent à travers le monde mais qui ne font qu’une. Pourtant, chaque toile prise en solitaire est une oeuvre d’art en soi, preuve de l’incroyable et merveilleuse maîtrise des street-artistes. Il y en a pour tous les budgets, les œuvres étant de tailles différentes. Bref, tout est pensé pour une expérience incroyable.

Ω AIX-EN-PROVENCE (13). Re-trouvailles, collections d’art du spectacle, Musée de la tapisserie, prolongations.
En lui-même, le musée n’est pas renversant. L’exposition temporaire retrace l’histoire du festival d’Aix, en retrouvant des vestiges : affiches, matériaux, etc. Et en mettant ainsi joliment en valeur le rôle du conservateur de musée.


(c) Massimo Vitali.

Ω PARIS (13). Regards hors champs et paysages, accrochage pour la collection permanente, LA FEB, fondation d’art contemporain agnès.b.
Sur les murs s’enchainent les portraits d’artistes anonymes ou d’amis hauts placés d’agnès, il n’y a aucun lien, parfois des pièces de brocantes, sans titre, sans artistes, sans date, jouxte l’art contemporain mais sans s’encombrer de lien pour établir une continuité dans cet accrochage. Jean de Loisy a bien écrit un texte au sujet de l’exposition pour expliquer que cette débandade était voulue mais franchement, je ne suis pas convaincue. Pourvu qu’agnès b ait possédé une photo de vous qui regarde de côté (hors champs) vous auriez pu voir votre minois exposé !

(c) Joseph Koudelka.

Ω PARIS (13). Josef Koudelka, Ruines, BNF jusqu’au 16 décembre.
Cette exposition nous fait traverses les pays de méditerranée à partir de plus de 150 photos. On déambule dans cette pièce sombre avec ces images qui semblent sortir de leurs supports, on visite comme un immense mausolée abandonné constitué de centaines d’autres.

(c) Camille Juthier

Ω PARIS (15). Le monde se détache de mon univers, Galerie Michel Journiac jusqu’au 10 octobre.
Cette exposition m’a énormément touchée, d’abord car elle présente des artistes et performeurs que j’adore, mais surtout parce qu’elle laisse parler des jeunes artistes des problématiques contemporaines. Entre crise écologique et œuvres rêvées de science fiction, un regard résolument tourné vers l’avenir mais qui n’oublie pas de dénoncer les dérives contemporaines. De l’espoir et du rêve sur un champ de ruine. Magnifique, l’exposition questionne sans angoissée, avec un petit côté cosy, comme un cabinet de curiosité où on aurait gardé de vieux meubles auprès d’œuvres résolument contemporaines. Un résultat détonnant et poétique.

LUDOTHÈQUE

Ω The Council par Big Bad Wolf

Je joue peu aux jeux-vidéos car je préfère lire, mais il n’empêche qu’il y a un type de jeu qui me passionne : ce sont les jeux à choix. Un peu casse-tête mais toujours fascinant car vous façonnez l’histoire à votre manière ! Bien entendu, plus de jeux de ce type sortent, plus ils sont aboutis. The Council, avec sa patte graphique particulière, du cartoon pour un thriller ésotérique, ajoute à son ambiance sombre et carrément onirique. Vraiment, l’ambiance est à tombée, au XIXe siècle vous être coincés sur une île où on dirait qu’il fait tout le temps nuit et vous tentez de tirer les ficelles du destin du monde en tentant de manipuler Napoleon ou encore Churchill… Vraiment, c’est un délice et c’est très bien mené, avec une gestion poussée de votre personnage et des faiblesses des autres. Non, vraiment, j’adore cet étrange jeu ! Une histoire riche, des énigmes variées et complexes, et vraiment l’environnement hyper recherché, très esthète et esthétique. La seule chose est que cela est frustrant de choisir (mais c’est ça qui est bon !) car on a envie de connaître toutes les issues du jeu !

Barmaid aux Lettres, 2020.

LIEUX

Ω Cougnac (46). LES GROTTES DE COUGNAC.
Alors, c’est vraiment un truc de vieux de visiter des grottes vous allez me dire, mais non c’est en fait trop bien. Je suis devenue une vraie fane. D’abord, les stalactites et les stalagmites sont sublimes, la nature est vraiment incroyable et on ne le dira jamais assez. Mais en plus il y a quelque chose d’incroyablement mystique : les églises et autres lieux de cultes peuvent se rhabiller, de se trouver face à face avec des œuvres emplies de mystères d’il y a 30 000 ans. Vraiment, ça m’a passionnée, j’ai adoré !

Ω Rocamadour (46). ROCAMADOUR.
C’est un incontournable quand vous vous tournez les pousses dans le Lot. Ce fut THE lieu de Pèlerinage avant que ce soit la mode de la randonnée de Saint Jacques de Compostelle, franchement, j’aurais pas aimé monter les escaliers de pierre sur les genoux… C’est surtout un lieu magnifique (allez y couvert sinon vous ne rentrerez pas dans les églises ni les chapelles.) Je ne sais pas trop quoi vous dire à part que c’est un coin, en France, à voir au moins une fois (et se taper le chemin de croix à la force des cuissaux.) Perso, c’est la trentième fois que j’y vais (au moins) et bien que cela commence de plus en plus à ressembler à un DisneyLand de la foi, c’est encore très sympa.

Ω Lacave (46). PONT DE L’OUYSSE.
En plus d’être un pont détruit avec une réelle histoire, c’est sublime, les pieds dans l’eau de la rivière où au bord du jaccuzi. Ah oui, car en plus d’être un très très très beau lieu, c’est également un hôtel familial de charme avec un restaurant gastronomique couru de toute la région. Idée à conserver pour un événement : c’est beau, campagnard, classe. Bien sûr c’est cher mais le rapport qualité-prix est inégalable.

Ω Les Baux de Provence (13). LES BAUX DE PROVENCE.
On reste dans les vieilles vieilles pierres flanquées touuuuut en haut d’un rocher. Moins vert que Rocamadour et sans être un lieu de pèlerinage, il y a tout de même trois lieux de cultes pour 40 habitants. C’est très beau, et incroyable de penser qu’ils ont construit tout ça perché là-haut, sans accès à l’eau, rare dans ces contrées. C’est vraiment très beau, on découvre des maisons troglodytes (des maisons-grottes ! chouette !) qui filent le frisson tant on réalise la marque du temps, son passage, et tous ceux qui étaient là avant nous. C’est édifiant.

Ω Aix en Provence (13). LA PIZZA.
Très bonne pizzeria, copieuse, carte sûre et variée. Personnel aux petits soins.

Ω Maussane-les-Alpilles (13). AUX ATELIERS CHEZ FRANCK ET FLO.
Mets délicieux, réellement superbement préparés et un cadre très agréable, comme en pleine campagne alors qu’on est au bord d’une route.

Ω Auxerre (89). LA BELLA VITA.
Cadre superbe au bord l’eau (ou presque !) une ambiance agréable et familiale, des produits frais ! Attention il vaut mieux réserver !

Ω Brives-la-Gaillarde (89). COMPTOIR SAINT SERNIN.
Le cadre est superbe, le service attentif, c’est très bon mais très copieux. Une belle cave à vin, je recommande mais il vaut mieux réserver.

Ω Paris (15). THE FIFTEEN STEAKHOUSE.
Tout nouveau restaurant de viande sur la rue Vaugirard, ouvert le week-end dernier, il est décoré avec goût. Endroit classe mais tout aussi détente. Bon, vu le nom, je le déconseille aux végétariens (si j’ai bien vu, il y a seulement une salade végétarienne…) Mais pour ceux qui aiment la viande, choisie avec soin, c’est vraiment l’endroit rêvé !

Ω Paris (15). BODEGA CAMBRONNE.
Ma nostalgie pour tout ce qui touche à l’Espagne tendait depuis longtemps à m’emmener à cette Bodega si bien notée sur internet ! Une sangria insipide (un cubis rallongé avec de l’eau gazeuse ?) Une paella sans safran avec de gros morceaux de poissons surgelée et au goût franchement plastique et à la texture caoutchouteuse. Une horreur ! Vraiment n’y allez pas !

Ω Paris (15). VIA DEL GUSTO.
Décidément, malgré les bonnes notes sur internet… Ça ne va pas du tout les restaurants dans le quinzième en ce moment… Le cadre : minuscule, ça résonne, on s’entend pas parler car on est collé à la table d’à côté (coucou distanciation sociale), c’est sombre en plus… Bref, déjà t’es mal installé. Ensuite, si l’entrée était très bonne, les plats franchement pas top. On aurait dit que la viande a été bouillie à l’eau et servie là, légumes sans goût. Les pauvres serveurs dépassés alors que la salle est à moitié pleine, ils sont gentils, inquiets, mais ne savent pas différencier une pizza base blanche et base tomate. C’est con dans un restaurant italien.

Ω Paris (11). DISTRICT 11.
Ce bar est GÉNIAL ! C’est intimiste, et les pauvres ont souffert pendant le confinement, il faut les soutenir ! Un bar moelleux à l’ambiance hyper travaillée steampunk, c’est réellement génial et les cocktails sont à tomber ! Je recommande ! Bon, un cocktail par contre car cela vaut son prix…

Ω Paris (06). CASA BINI.
Restaurant de pâtes italiennes qui, malgré leur prix et le standing que se donne le restaurant, n’ont rien d’exceptionnel.

Ω Paris (06). CHEZ MARIANNE.
Un cadre rare et idyllique dans un Paris qui a des airs de village, une bâtisse recouverte de lierre, une grande place bien placée et agréable, on se croirait partout mais surtout pas dans le centre de Paris. Des mets très bons qui respire le Sud et abordable ! Attention, c’est sur l’alcool qu’ils font leur chiffre, méfiez-vous.

Ω Paris (02). LE DISTRAIT.
Des cocktails plutôt chers mais qui valent le prix de la dégustation, une ambiance sans prise de tête. Particulièrement agréable pour un instant en amoureux.

Ω Paris (02). CIRCONSTANCES.
Un restaurant décor brooklyn hyper agréable, des serveurs souriants et aux petits soins. Je conseille la carte blanche : 6 plats (plus un plat apéritif !) pour moins de 50 euros. C’est VRAIMENT délicieux ! J’y retournerai avec plaisir ! Car pour ce que c’est c’est franchement donné !

Je prends beaucoup de plaisir à élaborer le bilan trimestriel : c’est un fil que je tire quand j’ai le temps, et, quand il arrive à échéance, j’ai le bonheur de revivre diverses émotions liées à mes lectures ou expériences.
Je vous souhaite un somptueux automne.

9 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Goran dit :

    Somptueux automne à toi… Bravo pour ton trimestre, il est impressionnant.

    1. J’ai bien crapahuter cet ete Hihi

      1. Goran dit :

        Et les séries tu n’en parles pas ?

      2. Non je suis trop passive. Je regarde pour la 20e fois Malcolm c’est pas la peine Hihihi

  2. Vraiment sympa, ce bilan! Je t’envie les expos, les spectacles et les vieilles pierres, par chez moi je n’ai pas grand chose de tout ça en ce moment. Les trois pavés m’interpellent également, j’ai Lisière sur ma PAL pour bientôt, Les vivants et les ombres me fait de l’oeil depuis longtemps (je crois que j’avais déjà commenté en ce sens) et la seule chose qui me retient de lire C’est arrivé un premier septembre est que je n’en ai pas d’exemplaire à moins de le lire en hongrois (un peu plus laborieux donc je repousse). Merci pour le lien vers le challenge Voix d’autrice, que je découvre et qui m’intéresse.

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire !
      Oui, j’ai fait pas mal de choses, mais rien n’est moins sûr que de pouvoir continuer dans ce sens…

      En tout cas tu parles de trois livres coup de cœur pour moi. Souhaites tu que je te prête « C’est arrivé un premier septembre »? Je peux te le faire parvenir par la poste.
      Je conseille aussi le challenge Voix d’autrices ! Cela force à faire un peu plus attention à diversifier ses lectures !

      1. C’est vraiment très gentil! Mais ça ne me ferait pas de mal de remettre le nez dans un roman en hongrois donc je vais quand même opter pour la traduction de « Tünde Mészáros » plutôt que celle de « Michel Chasteau ».

      2. C’est tout à ton honneur ! De mémoire ce n’est pas un style alambiqué ! Mais si tu changes d’avis, n’hésite pas !

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