Sacajawa – Lee Waldo

Cet article présente les deux tomes d’une même histoire. Cela se lit vite et c’est assez peu épais, je pense que dans les années de parution de ce livre (épuisé il y a longtemps maintenant) un livre trop gros était moins vendeur que des tomes.
J’ai trouvé ces livres dans la boîte à lire de l’Abbaye de Espagnac Saint-Eulalie (ça ne s’invente pas) et je l’ai choisi car je pensais retrouver ce que j’avais aimé durant ma lecture de La fille du Chaman.

Anne Lee Waldo, Sacajawa tome 1 & 2, J’ai lu, 1978, 252 et 285 pages.

Vous imaginez bien que je n’ai pas trouvé le même intérêt dans cette lecture que dans la Fille du Chaman bien qu’étant arrivée à bout des deux tomes. C’est en fait très violent, Sade n’a qu’à bien se tenir. Vas y que ça se me mutile, vas y qu’on scalpe une mère, le tout détaillé, devant les yeux de sa petite fille. En parlant de détail, les viols à répétitions sur des enfants de moins de 12 ans c’est top également et c’est à toute les sauces.
Alors oui, j’adore Sade pour son ironie et l’incroyable portée philosophique qu’il y a en réalité dans ses textes. Mais là, bon, franchement ça fait beaucoup.

Considéré comme un roman historique le roman se fonde sur la réelle vie d’une Amérindienne dont l’histoire est entourée de mystères.

Anna Lee Waldo a donc, suite à des recherches, publié ce roman historique au sujet de Sacajawa (qui signifie la femme oiseau) pour offrir des réponses quant à cette destinée tragique qui est naturellement matière à roman. Je pense que toute cette violence dénonce très justement les conditions de la femme, dans quelque peuple ou tribu que ce soit, chez les Amérindiens ou chez les colons.
On arrive à à peu près bien se représenter les luttes entre tribus, les lieux, les enjeux politiques ou coloniaux, les changements récents dans les société malgré le regard perdu de Sacajawa.

Au fil des livres, la violence s’attenue un peu, ou alors on s’habitue à la misogynie ambiante ? Sacajawa passe de tribus en tribus , de maltraitance en maltraitance car la femme ne vaut rien, car certaines croyances font qu’on pense qu’elle peut attirer le mauvais esprit…
Finalement, c’est chez les hommes blancs qu’elle fini son parcours. Mi-figue, mi-raisin, avec une petite romance même ! On montre les colons comme respectueux des femmes (j’y crois moyen, ça prêterait même à rire) et pas aussi racistes qu’ils devaient l’être à l’époque vu comme les amérindiens sont encore traités aujourd’hui…

Bref, c’est un livre très… Téléfilm d’après-midi… Pas impérissable. Je l’ai lu jusqu’au bout car très vite lu, plein de rebondissement, une langue facile, de beaux paysages, de jolies histoires avec les esprits… Redéposé en boîte à lire, avec un petit mot en espérant continuer à le faire voyager !

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