Des bibliothèques pleines de fantômes – Bonnet

Cet article sera court pour un livre particulièrement court et… particulier tout simplement ! Ce livre a été écrit pour vous ! A l’attention des bibliophiles, bibliovores et autres amoureux des livres et de la lecture.

Jacques Bonnet, Des bibliothèques pleines de fantômes, Denoël, 2008, 144 pages.

J’aimerais d’abord m’arrêter sur le titre qui, je trouve, a une poétique folle. Des fantômes, ceux des auteurs, ceux de nos souvenirs ? De tout ! Des livres dont on n’a pas de souvenirs, des livres qu’on a oublié sur une étagère, qu’on a mal rangé ?
Avec cette jolie couverture qui donne envie de se coller à la bibliothèque, de se faire ensevelir sous les papiers, sous tous ces livres ! Comme une anecdote qu’il raconte : ne jamais avoir une étagère pleine à craquer de volume au-dessus de son lit !

D’ailleurs, c’est avec beaucoup d’humour que Jacques Bonnet mène sa plume. On se rit de lui, mais aussi de nous – qui nous reconnaissons dans son obsession !
Histoires loufoques, odes à la lecture et à l’achat de livres, de l’humour et de l’amour.

S’adressant aux fanatiques des livres, à ceux qui entassent les volumes sur leurs étagères, aux collectionneurs compulsifs, l’auteur parle de ses profond dilemmes qui devraient vous faire écho : Qui n’a jamais eu de sueurs froides au moment de classer ses livres ? Par éditions, par pays, par genre, dans un ordre alphabétiques ? A la manière de Warburg ? De manière à ce que vote classement soit uniquement compréhensible pour vous ? Ceux qui ne sont pas des collectionneurs de livres ne se questionnent pas sur la manière d’agencer les littératures espagnoles, portugaises et d’Amérique latines ? Séparées, ensemble, comment faire ?

Ces dilemmes sont aussi amusants qu’angoissant pour l’amoureux de bibliothèque.
L’auteur parle également de sa passion de la lecture, de cette soif d’acquérir toujours plus d’ouvrages. De cette pratique relaxante, mais qui est aussi une course à la possession, à la lecture de plus en plus de choses…
C’est réellement un livre à offrir pour un amoureux des livres, un mise en abîme de sa passion, qui fera sourire la personne. Personnellement, cela m’a fait un réel effet feel-good !

Je vais vous laisser sur un bon conseil : ne lisez pas la préface qui n’apporte rien au livre si ce n’est un pâle résumé qui gâche la lecture. Car, comme une mauvaise bande annonce, le préfacier à consciencieusement recopié les bons, mais surtout, les meilleurs mots et phrasés de cet ouvrage drôle et intelligent.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Flo dit :

    Ce livre est sur mes listes depuis plus de dix ans. Tu réveilles l’envie ! Et merci pour le conseil, même si ma dernière mésaventure avec une préface aurait tendance à me convaincre définitivement de lire ces textes à la fin.

    1. Pardon pour cette réponse tardive !
      Ah oui, définitivement les préfaces peuvent gâcher des livres ! Celle-ci est à ne pas lire ! Mais je te conseilles de sortir de cette lecture de ta liste ! C’est vite lu et cela fait passer un moment réellement agréable !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s