Moi les hommes je les déteste – Harmange

Encore une fois cet article sera court, pour la simple et bonne raison que le court, lui aussi est vraiment extrêmement court, il se lit en à peine quelque heure. C’est d’ailleurs plutôt un manifeste, un long billet d’humeur, plutôt qu’un réel essai féministes. Il y a des chiffres, des données qui, bien sûr, valident amplement la colère des femmes.

Pauline Harmange a raison : C’est difficile de détester les hommes. D’abord, car nous n’avons pas été élevée comme ça ; contrairement aux petits garçons qui sont habitués à la violence envers les femmes, qui voient leur père battre leur mère et qui sont chargés de choisir des maris pour leur sœurs. Ensuite, parce que nous avons été élevée pour nous occuper d’eux, et que quand on en a ras-le-bol ça hurle à la misandrie, l’hystérie, à la fragilité féminine. Nous n’avons pas d’espace pour la colère, le coup de gueule ; on ne nous demande que de nous taire.
Alors, oui, le titre choisi est là pour attirer, rebuter, faire jaser. Il est bravache, volontairement provocateur, il fait rire et grincer des dents. C’est un parti pris totalement assumé par cette autrice qui tente difficilement de définir ce qu’est la misandrie. Rare dans l’Histoire, on en accuse aujourd’hui les féministes. Elle essai donc de définir cette apparition de la misandrie, de ce terme, les phénomènes qui l’ont amené à être dans la bouche des hommes.
Ainsi, même en tant que féministe, même en tant que misandre, il est difficile de détester les hommes. Pourtant ils tuent, ils harcèlent, ils sont misogynes pour la plupart, sans pour autant s’en rendre compte parfois, et c’est cette misogynie-là qui crée la misandrie ! La misogynie est l’arme même du patriarcat, elle existe de tous temps et est appliquée depuis des siècles à travers le monde ; mais c’est la misandrie qui inquiète les hommes. La misandrie n’ayant dû se construire, en réalité, qu’en réaction au patriarcat.

A ce livre – billet d’humeur assez plaisant mais plus précieux par son buzz que par sa postérité sur laquelle je ne paris pas – je vous conseille l’excellente Histoire de la misogynie (qui n’a pas d’article, ce à quoi je vais devoir remédié) et qui explique également les choses très bien. Qui sait ? En sortirez-vous peut-être misandre, même en étant homme ?

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Emmanuelle Carpenter dit :

    Cet essai m’a beaucoup appris sur moi-même et sur ma relation aux hommes. Il a rendu moins coupable et plus assumer la détestation que j’ai d’eux, car malheureusement je fais partie de certaines statistiques.
    J’ai aussi pu évoluer et passe à autre chose, notamment la sororité, le plaisir de la solitude, les bonheurs simples. Tout est tellement plus apaisé!

    1. Ca fait un bien fou de pouvoir se rendre compte qu’on est pas seules. Que des auteur.ices puissent mettre les mots sur ce qu’on ressent !

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