Walking Dead – Kirkman

Je me rends compte que le mois de février va être un peu… Morbide, les Catacombes la semaine dernière, Walking Dead cette semaine, et encore un livre au sujet des morts extraordinaires la semaine prochaine… Ce programme aurait sans doute mieux convenu au mois d’octobre, mais ce n’est pas comme si février était joyeux de toute façon.

Robert Kirkman, Walking Dead, Delcourt, 2003 – 2019, 32 tomes, 192 chapitres.

epilogueC’est un peu compliqué de parler de quelque chose que tout le monde connait si bien. Mon histoire avec Walking Dead a commencé à la fin de mon adolescence, quand j’ai découvert la série bien évidemment. En grande amatrice d’horreur, et surtout de zombies, je m’étais jetée dessus. Mais une fois l’intérêt premier passé, il faut dire que le rythme de la série m’a paru plutôt soporifique et malgré mes nombreux efforts au fil des ans pour m’y tenir, elle m’a ennuyée à chaque fois.

De toute façon, j’avais décidé de lire les BD : la croix et la bannière pour se les procurer. Premièrement, par leur prix exorbitant, deuxièmement à cause de la liste d’attente monstrueuse à la bibliothèque. Mais avec de la patience tout arrive.

Ainsi, que vous dire à part que je suis une grande fane ? Les dessins sont absolument magnifiques, entre réalistes et comics, l’ambiance est fabuleuse retranscrite dans ces jeux d’ombres et de noir et blanc.
L’histoire prenante à souhait et extrêmement bien rythmée au fil des pages. Certaines offrant de réels chef d’œuvres. Un régal pour les mirettes, on angoisse pour les personnages dont on suit les déboires, on s’attache, et puis… Le scénario est incroyable, extrêmement bien pensé, il n’y a pas un personnage qui n’ai pas de profondeur. Certes, il faut aimer l’horreur, les histoires de zombies, le survival horror…   Mais si c’est votre goût, et vous le savez déjà : Walking Dead est fait pour vous. C’est assez difficile de trouver quelque chose à dire qui ne l’a pas déjà été depuis le succès de la série télévisée.

On va alors parler de la fin, je ne psoil normalement pas, mais si jamais, sautez ce paragraphe !
Si l’aventure est prenante et hyper bien ficelée dès le départ, on sent qu’on glisse vers du bon sentimentalisme américain, surtout les dernier tome, et, il faut vous y attendre : la fin n’échappe pas à une certaine bien-pensance, au rêve américain qui, on le voit pourtant aujourd’hui, ne nous sauvera pas…
Alors il est vrai que ça use un peu cette chute, cette morale sous-jacente qui explose dans les dernières pages. On ne peut pas dire qu’on ne s’y attendait pas, mais on est déçu qu’il n’y ait pas plus de profondeur, pas plus de remise en question du manichéisme en plein territoire zombi.

Enfin, la fin est abrupte, l’auteur s’en défend d’ailleurs : quand on sent que c’est fini, et malgré le succès, et malgré les fans, quand on sent qu’on tire trop sur la corde, il faut savoir s’arrêter, et c’est tout à son honneur.
On appréciera particulièrement les interviews qu’il laisse à la fin des tomes, et plus particulièrement les quelques mots aux lecteurs. Justement, Walking Dead s’achève alors qu’il retrace son aventure, le bout de vie qu’il a partagé avec les personnages, cette histoire qui l’a finalement accompagnée une dizaine d’année. C’est un passionné qui aime réellement son métier, et Walking Dead est là bien plus profond que la bien-pensance que j’ai dénoncé, car, comme je le disais, les personnages sont particulièrement complexes malgré ça.
A la mort d’un certain personnage, il s’adresse justement à ses lecteurs : pourquoi l’avoir fait mourir ? C’est comme ça, disait-il, je l’ai senti comme ça. C’était là, même si je ne voulais pas qu’il meure. Et ça a quelque chose d’incroyable, car c’est réellement toute la magie de l’écriture, c’est presque spirituel. L’histoire guide la main, bien plus que la pensée, c’est une forme de subconscience – de surconscience ?

Enfin bon, Walking Dead est incontournable, et cet article pour dire que c’est amplement mérité.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Goran dit :

    Tout comme toi « le rythme de la série m’a paru plutôt soporifique » et pourtant je regarde toujours…

    1. Cets pour te bercer alors ? Ahah !

      1. Goran dit :

        C’est exactement ça 😉

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